Au Vietnam

L’École Lam Sơn Võ Ðạo a été créée en 1945 par Maître Quách Van Kê, en référence à la région qui avait héroïquement résisté au XVème siècle à la domination chinoise. Il entendait par là montrer sa désapprobation à la colonisation française poussant la symbolique jusque dans le choix de la couleur Lam Sơn bleu virant au gris ! Comme beaucoup d’écoles d’arts martiaux, l’école Lam Sơn Võ Ðạo était donc avant tout un centre de formation de lutte contre l’occupant, ce qui explique qu’elle devait se dissimuler derrière la façade d’un club de tennis de table. A la fin de la colonisation, l’école se mit à préparer un futur plus clément. D’école de combat, l’école Lam Sơn Võ Ðạo s’est naturellement transformée en école de la vie. Elle est actuellement dirigée au Vietnam par le fils du fondateur.

Les Maîtres Quách Van Kê et Quách Van Phuoc

Le Fondateur, Maître Quách Van Kê est né en 1897 à Hanoï. Il fût l’élève de Ba Cat, Bay Mua, Han Bai, trois des grands maîtres des arts martiaux de fin du siècle dernier.Maître Quach Van Kê

Sa pensée de l’école Lam Sơn Võ Ðạo a toujours été de « Forger son esprit et son corps pour aider les faibles, s’oublier soi-même pour mieux donner et mieux se donner ».

En 1966, la charge de l’école revint à l’un de ses fils : Maître Quách Van Phuoc.

Maître Quách Van Kê se retira alors dans le village de Thu Dâu Môt pour prendre sa retraite et disparut en 1976.

Le Patriarche au Vietnam, Maître Quách Van Phuoc est né en 1933 à Saigon. Il est le neuvième d’une famille de douze enfants. Passionné par les arts martiaux, il fût entraîné par son père, Maître Quách Van Kê, fondateur de l’école Lam Sơn, qui lui a transmis toutes les finesses de son art.Maître Quach Phuoc

Petit de taille, il est grand de cœur et de talent. Depuis toujours, il a un profond respect pour son père et pour l’héritage que celui-ci lui a transmis : l’art et l’esprit de l’école Lam Sơn, dont il est devenu le deuxième responsable depuis 1966. Ce qui définit cet homme, c’est son refus de l’injustice et de toute hiérarchie autoritaire qu’il combat vivement avec son franc-parler, assez inhabituel pour un Vietnamien.

Du point de vue technique, il est rapide dans ses déplacements, ses coups de poings et pieds sont puissants. On dit qu’il est agile comme un singe et puissant comme un tigre. Ses Quyên (enchaînement à main libre) exécutés à la perfection sont comme des poèmes, la précision de ses positions montre bien l’héritage d’un art traditionnel de haute qualité.

Maître Quách Phuoc est aussi un artiste peintre renommé, il était professeur à l’École des Beaux-Arts de Saïgon. Ses toiles reflètent merveilleusement son amour pour la terre et la culture du Vietnam. Il aime dire qu’il pratique les Arts Martiaux comme il peint, c’est avant tout de l’art !

En France

Dans les années 70, Jacques Tran Van Ba quitte le Vietnam pour faire ses études supérieures à Montpellier et crée en 1971 le premier club en France à Montpellier. Depuis, l’École s’est développée dans toute la France et d’autres clubs ont vu le jour au fil des ans.

Le Maître Jacques Tran Van Ba

Le digne successeur et Responsable en France, Maître Jacques Tran Van Ba est né à Saïgon en 1950. Il fait partie des maîtres chanceux qui ont été, comme on dit, nourris aux arts martiaux. En effet, sa famille compte de nombreux maîtres et ce depuis plusieurs générations.

Jacques hallebardeNé dans un milieu mêlant arts martiaux et bouddhisme, le jeune Jacques Tran Van Ba rejoignit à l’âge de douze ans l’école Lam Sơn des grands maîtres Quách Kế et Quách Phước, école qu’il n’a plus quittée et dont il est le représentant officiel en France.

Jeune lycéen dans un établissement chinois entre Saïgon et Cholon, il connut dans les familles de ses amis de classe les styles chinois de Canton et le Hung Gar. De nombreux voyages en Thaïlande et à Hong-Kong lui permirent également de s’initier à la boxe Thaï et au Wing Tsun. Il apprit aussi le judo avec le révérend Thich Tâm Giac de l’école Quang Trung à Saïgon. De 1968 à 1971, il fût un redoutable combattant de ring au Vietnam.
Malgré cette diversité, il resta fidèle à l’école Lam Sơn et à tous ses maîtres.

Arrivé à Montpellier en 1971 pour faire ses études supérieures, Jacques Tran Van Ba n’a jamais cessé d’enseigner et de diffuser son art.

En 2010, il crée le Nhuyễn Công. Après des années de pratique, c’est très naturellement que Jacques Tran Van développe le travail de l’énergie interne auprès des pratiquants de Lam Sơn mais aussi en élargissant cette pratique à un public plus divers. Ainsi comme au Vietnam, le Lam Sơn peut être pratiqué par tous !

Les héritiers : Maître Christophe Tran Van Ba et Jean-Noël Tran Van Ba

Depuis leur plus jeune âge, les fils de Maître Jacques Tran Van Ba, Christophe et Jean-Noël ont bénéficié de son riche enseignement. Il leur a transmis non seulement l’art du Lam Sơn Võ Đạo, mais également sa culture vietnamienne et ses valeurs martiales.

Bercés depuis l’enfance dans la famille Lam Sơn, ils deviennent rapidement de jeunes professeurs et assistent à l’enseignement des clubs de Montpellier et Castries.

En Janvier 2013, le Maître Patriarche Quách Phuoc et le Maître Jacques Tran Van Ba décernent à Christophe le prestigieux titre de Maître de l’école Lam Sơn et Jean-Noël est promu Professeur Ceinture Rouge 1er cap.

Depuis Septembre 2013, Jean-Noël et Christophe ont ouvert en famille le club de Jacou pour commencer à transmettre à leur tour leur passion.

Le Maître Christophe TRAN VAN BALe Professeur Jean-Noël TRAN VAN BA